CARPEDIEMDEANDO

ROLAND GARROS


Coucou!!

Aujourd'hui je voudrais partager avec vous un petit passage du roman "249 Faubourg Saint-Antoine" de Jean Diwo, que je suis en train de lire.

En résumé, ce roman est celui des souvenirs et d'un Paris différent. Il débute en 1914 et raconte l'histoire d'une famille (le père à la guerre, son retour, le métier du bois et des meubles, l'amour dutravail bien fait, le rôle de la mère...), un lieu et une époque.

En particulier, j'ai choisi un petit morceau du chapitre où le petit enfant parle sur Roland Garros. Je vous laisse avec ce petit passage du livre...

Roland Garros

La fin de la guerre ayant sonné le réveil du quartier, les gens dufaubourg qui avaient sauvé leur peau montraient le bout du nez à laporte des ateliers endormis depuis quatre années. C'est qu'il y avait belle lurette qu'on n'avait construit un beau meuble dans le faubourg! Les hommes du bois avaient été mobilisés et, d'ailleurs, qui aurait songé durant le conflit à changer sa salle à manger? Les ébénistes,les menuisiers en sièges, les sculpteurs trop vieux pour être envoyés au massacre avaient bricolé çà et là pour gagner un peu d'argent. Certains avaient eu la chance de trouver une place dans les usines qui travaillaient pour l'armement, en particulier celles qui fabriquaient les avions devenus pour les combats des auxiliaires essentiels. 


Mon père m'emmena alors souvent faire avec lui le «tour du faubourg». C'était avant tout, je l'ai compris plus tard, pour voir qui étaitrentré et qui était resté, avec sa croix de bois, en Argonne ou au chemin des Dames. Les rescapés l'accueillaient avec joie et émotion:

- Ah Jean-Baptiste! Tu t'en es tiré, toi aussi!


Tous, disséminés dans les ruelles, les cours et les passages,remettaient de l'ordre dans l'atelier, royaume abandonné, presque oublié dans la boue des tranchées. Partout, de la rue de Reuilly aupassage de la Main-d'Or, de l'impasse de la Bonne-Graine à la rue de Montreuil, on raccrochait au mur les scies à refendre, on ouvrait les caisses où avaient été rangés les ciseaux, les gouges, les varlopes et les rifloirs. On affûtait les lames sur la pierre à huile pour leur rendre le tranchant qui leur permettrait bientôt de tailler d'un coup sec de maillet les premières mortaises.


Chez Georges Branquet, un grand maigre aux traits fatigués qui avaitété apprenti avec lui, le père eut la larme à l'oeil en le découvrant aligner ses gouges sur l'établi avec une main droite à laquelle il manquait trois doigts.


Os dejo un par de links de wikipedia en los que hablan sobre Roland Garros y sobre el torneo de Roland Garros.

Et le mêmes liens pour mon lecteur parisien favori ;) parce que wikipedia.fr parle de Roland Garros et aussi des Internationaux de France.

Gros bisous et bonne chance, Ronaldinho de los mapas y de los idiomas!! ;) J'espère que cet extrait peut t'aider en petit peu...

Comentarios

Uf, uf, nivelazo de francés, lo leeré poco a poco, voy a los links ;)

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